Création et bio : le Salon Marjolaine

Je ne vais pas m’en cacher ni vous mentir, la vie parisienne ne me plaît vraiment pas. Je trouve les gens agressifs et indifférents envers les autres en grande majorité, les transports en commun sont une galère sans nom dès que tu ne vis pas intra-muros, on te rétorque qu’il ne fallait pas aller au-delà du périph dans ce cas comme si tu disposais des 1300 € de budget en moyenne que demande un loyer pour un appartement avec deux chambres dans le 75. La nature ? Ah pardon, les parcs y sont très jolis mais trop remplis pour avoir l’impression de se ressourcer. Et puis je ne suis pas branchée strass & paillettes et réponds par la négative aux marques qui me sollicitent mais ne ressemblent pas à l’univers que je cherche à partager ici. Bref, d’ici deux ans, mon parcours pro commencera à avoir de la consistance et il sera temps de dire bye-bye à tout ce tralala. Mais d’ici là, je fais quoi ? Je reste et pleurniche ? Non, non,non ! Certainement pas !

J’optimise le temps qu’il me reste pour visiter la capitale et les salons qui s’y déroulent tous les ans. Dont un n’est pas passé inaperçu tant je le trouve prometteur et consistant : le salon Marjolaine.

BD-afficheMarjo2014Et plus particulièrement, la journée du mardi 11 novembre 2014 qui sera sur le thème ÉCONOMIE COLLABORATIVE & INTELLIGENCE COLLECTIVE avec deux conférence qui m’interpellent :

14H30 Intelligence collective. Co-créons en conscience le monde de demain.

17H00 L’économie circulaire et le partage : des actes citoyens.

Je me pose beaucoup de questions sur l’impact d’UBDP et les moyens que je pourrai avoir pour faire du neuf avec du déja-vécu : réutiliser des tissus, récupérer des chutes, des perles, comment être sûre de la pratique autour de ce que j’achète et qui est neuf. Qu’est-ce qu’on entend par bio ? Le bio est-il souhaitable, bon dans toutes les situations ou tout simplement possible ? Comment intégrer cette dimension dans mon travail de création ? Idem pour ma pratique de la couture, pour laquelle je suis tenue par mon budget. C’est dont à l’affut d’astuces et bons plans que je vais m’y rendre ! En berne, ma timidité et l’envie d’aller à la rencontre de ces exposants actifs.

Il est fort probable que je revienne vous en dire plus, et n’hésitez pas à me poser des questions pour que je sois votre relais si le cœur vous en dit !

*******

Filez vite demander une invitation à tarif réduit par ici (6 € à la place de 9€).

Sew It Yourself : Trousseau de couturière débutante

J’ai reçu un mail me demandant si je pouvais faire un récap’ du matériel qu’il faut avoir en sa possession pour démarrer dans la couture : of course ! Choisissez une jolie boîte en bois ou en fer, nous allons constituer ensemble votre trousseau de couturière débutante. Et vous allez voir que ça ne demande pas forcément un budget très élevé.

materieldecouturePour débuter sereinement, il vous faut :

  • Un mètre ruban : souple de préférence pour vous permettre de prendre des mesures très facilement, j’ai trouvé le mien sur un marché à un stand mercerie (1 €)
  • Deux paires de ciseaux : une pour couper le papier (ciseaux que j’ai depuis le collège) et une qui ne coupera uniquement que du tissu (et j’insiste sur ce dernier point), ils viennent de chez Lidl (5 €, celui qui est imprimé est ma paire adaptée au tissu, à la maison tout le monde sait qu’il est interdit sous peine de souffrances terribles de les utiliser)
  • Une machine à coudre (& aiguilles de rechange) : la mienne est une Silvercrest et m’a coûté moins de 100 euros, elle fait tous types/toutes tensions de points mais n’est pas adaptée à la couture du jeans
  • Du papier à patrons (pour les reproduire sans les couper) : il existe des grand rouleaux chez Hema (1 €), autant vous dire que j’en ai pris deux tout de suite
  • Découd-vite : (1 € au marché) à manier avec précautions car il y a une partie très coupante toute petite qui peut trouer votre tissu entre ses deux crochets, cet ustensile sera néanmoins très utile aux débutantes (coutures ratées par exemple, je sais, c’est agaçant mais nous avons toutes décousu notre travail)
  • Craie : je dispose d’une version crayon et d’une version plate, selon les revers de tissus, j’utilise plutôt l’un ou l’autre pour leur praticité (2 et 7 € en mercerie)
  • Épingles : on en trouve des boîtes dans les supermarchés, les miennes sont basiques et me suffisent amplement (7 € la boîte)
  • Canettes et bobines de fil : j’ai acheté un kit au moment de l’achat de ma machine, très pratique et peu onéreux pour débuter (15 € avec une quinzaine de coloris en 2 tailles de bobines et canettes à chaque fois)
  • Aiguilles à coudre : la machine à coudre (MAC pour les intimes) ne permettant pas de finir tous les ouvrages, il vous faudra peut-être faire des ourlets invisibles ou fermer par des petits points, préférez un lot de plusieurs tailles (5 € le lot)
  • Épinglés à nourrice : je récupère celles qu’il y a sur les vêtements que j’achète au niveau des étiquettes, cela me sert notamment quand je passe des élastiques pour la taille
  • Une grosse pierre (ou plusieurs) : pour tenir les morceaux de vos patrons une fois décalqués et le tissu si besoin pendant l’épinglage (une belle raison d’aller se balader en forêt pour réaliser mon DIY)

>> Je vous conseille d’abord de regarder ce que vous avez chez vous. On a toutes un kit de couture pour recoudre un bouton ou une paire de ciseaux par exemple. Votre entourage a peut être quelques aiguilles à coudre à vous donner. Ayez le réflexe de donner une seconde vie aux objets !

collagezoom1 an après mes débuts en couture, mes prochains achats ont été : un cutter rotatif (ultra pratique pour couper des choses droites à l’aide d’une règle, 18 €), un tapis de découpe (histoire de ne pas ruinser mon bureau, 29€) et au printemps… je m’offrira… une surjeteuse !

Je ne vous cache pas que votre fer à repasser va beaucoup vous servir aussi (ce qui me déplaît le plus mais je dois bien avouer que c’est indispensable) !

Aux grandes débutantes : entrainez-vous avec de la couture droite (des housses de coussins, des serviettes ou nappes par exemple) avant de tenter des arrondis.

Voila mesdames, en espérant avoir pu vous être utiles, je vous invite aussi à rejoindre deux groupes :

Thread & Neadles

La couture et ses blogs géré par la talentueuse Vanessa

Nature Is Speaking

Faire une pause, se mettre au vert, respirer, se sentir toute petite en faisant un tour sur soi-même le nez en l’air et entourée de grands arbres parfois centenaires, stopper sa pensée en écoutant le bruit changeant des vagues, contempler les palettes de couleurs des fleurs et paysages… qui n’a jamais ressenti ça ?

Je vous invite aujourd’hui à faire une jolie découverte au son de voix que vous avez déjà entendues. Des formats courts qui reprennent des idées fortes et mettent en images la puissance de l’infiniment petit… avec cette idée principale comme fil conducteur : « Nature Is Speaking delivers a message people everywhere need to hear: Nature doesn’t need people, but people desperately need nature. »

A voir et diffuser largement !

Preview – W project

Le W project est un projet qui nous tenait à cœur avec Nikelina. Nous étions toutes deux désireuses de réaliser un partenariat créatif sans avoir eu l’occasion de nous lancer. Contre-temps, autres projets en cours… nous avons finalement trouvé le temps de préparer sereinement.

tissusavantDes tissus en cotons qui rappellent l’Afrique du Nord et l’Afrique Centrale dont certains sont tissés et d’autres imprimés ou déteins en suivant un modèles, qu’on appelle tissus wax. Ils n’ont pas fini leurs voyages puisqu’ils s’apprêtent à continuer leurs transformations entre nos 4 mains !

zoomwaxPremier atelier : le découpage en sélectionnant la partie du modèle que l’on jugeait être le plus intéressant ! Chacune est repartie avec le même nombre de morceaux, avez-vous une idée de ce qu’on va en faire ?

Je vous révélerai ce que signifie ce fameux W et vous montrerai le résultat en image d’ici quelques semaine. D’ici là, je vous souhaite un excellent week-end !